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Le pida : sa raison d’être.                    

 Le risque d’avalanche est l’un des risques majeurs dans la vie économique et sociale de nos massifs montagneux.

Pendant des siècles les montagnards l’ont subi, puis, au fil du temps et des drames, ils ont en acquis une connaissance empirique nécessaire à des déplacements plus sûrs, ce n’est que vers les années 1960 /70 que les déclenchements préventifs ont réellement commencés avec l’exploitation plus intensives des domaines skiables.

La sécurité est un préalable incontournable à l’ouverture de routes, de pistes alpines ou nordiques et des remontées mécaniques.

       

         Voilà pourquoi le P.I.D.A. est un document qui doit faire l’objet d’une grande attention lors de sa conception, mais aussi d’une réactualisation permanente prenant en compte les changements de personnel, les évolutions technologiques,les nouveaux équipements et l’apprentissage permanent du site, sachant que la connaissance de la neige et des avalanches n’est jamais acquise définitivement.

Le pida : son responsable.

                Depuis la loi de décentralisation de 1981 le P.I.D.A. est établit sous la seule autorité du Maire dans le cadre de son pouvoir de Police et fait l’objet d’un Arrêté Municipal.

La commission municipale de sécurité est naturellement fondée à donner son avis sur ce plan.

         Il s’agit à la fois d’un document administratif municipal, mais aussi et avant tout d’un Plan Opérationnel que l’organisme chargé de la sécurité est tenu d’appliquer.

         Un même P.I.D.A. peut s’appliquer sur le territoire de plusieurs Communes. Dans ce cas chaque Maire approuve celui-ci et publie un Arrêté.

Le P.I.D.A. peut aussi avoir des incidences sur une autre station sur le territoire d’une autre Commune (pistes et remontées mécaniques à fermer). Dans ce cas le Maire de cette autre Commune doit prendre un Arrêté en conséquence.

Cette situation est fréquente lorsque les domaines skiables sont reliés, la concertation indispensable peut s’exercer alors dans le cadre d’une commission intercommunale de sécurité.

Le pida : son contenu.

Un plan d’intervention comprenant :

a)    Un organigramme des personnels chargés de l’application du P.I.D.A.

b)   le descriptif détaillé des responsabilités et des fonctions de tous les intervenants.

c)    - Un inventaire complet des points de déclenchement et des zones interdites  au public,

d)   – Un cahier de consignes de sécurité à mettre en oeuvre pour le public et les personnels,

e)    – Des consignes de tir par secteur et (ou) des types de déclenchement-

    -un document cartographique répertoriant :

                a)les avalanches

                b) les équipements et aménagements du site

                c) le tracé de tous les éléments opérationnels

                e) le tracé des éléments relatifs à la sécurité du public et des personnels d’intervention.

Le pida : son champ d’application.

 Le pida n’a de raison d’être uniquement  parce qu’il sécurise un espace géographique destiné à être  ouvert au public, bien déterminé et délimité dans l’espace et dans le temps.

       a)pistes de ski alpin ou de fond

       b) remontées mécaniques

       c) routes ou voies ferrées

       d) chantier

       e) événements sportifs exceptionnels

En aucun cas les espaces hors pistes ne sont sécurisés par un pida.

Le pida : ses différentes formes.

        a) le pida principal classique :

Il s’agit du document principal permettant la mise en œuvre de tous les modes de déclenchements préventifs d’avalanche.Il est établi sur

la base de moyens opérationnels « classiques » : grenadage à main,catex,gazex et avalhex.

Il fait l’objet d’un arrêté municipal définitif (avec mise à jour annuelle)

 

    b) le pida avalancheur :

Il est renouvelable chaque année du fait de la périodicité de l’autorisation donnée au maire de fabriquer l’explosif binaire utilisé.

Il fait l’objet d’un arrêté municipal annuel.

     c) le pida hélico :

Il est particulier dans le sens où son autorisation est dérogatoire eut égard à la loi qui interdit tout transport et largage d’explosif amorcé par aéronef.

Il fait l’objet de 2 arrêtés préfectoraux annuels : l’un autorisant la création d’une zone de décollage et d’atterrissage d’hélicoptère et l'autre autorisant le transport et le largage d’explosifs depuis l’hélico aux fins de pida.

Il fait également l’objet d’un arrêté municipal annuel

Nb : un pida annuel est un pida dont la durée de validité est établie pour une durée provisoire d’une année.

    d) Les nouvelles technologies ou techniques de déclenchements préventifs  font généralement l’objet d’un P.I.D.A. expérimental.

Le pida : document cartographique

Le 1/10 000 ème pour les domaines skiables

Le 1/1000 ème  peut être utile dans des zones proches d’habitations, de routes ou de remontées mécaniques.

Sont portés sur cette carte :

-         Les habitations, les routes, les restaurants d’altitude,

  -   Les pistes et les remontées mécaniques,

-         Les sites, les pentes, les couloirs où les déclenchements sont pratiqués. Tous les points de tirs sont identifiés par un numéro.

-         Les ouvrages de protections (râtelier, tourne digue, etc.…),

-         La zone interdite au public pendant les opérations. Ces zones sont identifiées par une lettre et une couleur.

-         Le positionnement des vigies de contrôle.

-         Les installations de déclenchement : catex –gazex – avalhex,avalancheur.

-         Les DZ pour hélico boutefeu.

-         Le tracé des avalanches avec leurs extensions maximales,

-         Le cheminement des artificiers : accès et repli.

-         Le ou les dépôts d’explosifs.

-         Le positionnement des canons avalancheurs et des impacts de tirs.

-         Le parcours de l’explosif depuis le dépôt.

-         Les postes de secours.

LA CONCEPTION DU P.I.D.A.

I - Etude locale du risque d’avalanche :

            La première démarche, primordiale et essentielle, consiste à procéder à une étude très précise des risques d’avalanches sur un site donné. Le document basique de travail étant la CLPA. Mais une analyse plus fine est nécessaire :

-         Recherche de témoins locaux,

-         Recherche de documents historiques,

-         Recherche de documents géographiques,

-         Données statistiques des précipitations, des vents,

-         Etude sur le terrain, nature du terrain, de la végétation.

Une bonne base cartographique est nécessaire pour réaliser ce document.

 

Ce premier travail permettra de dresser une carte assez précise du risque et de définir les points de tirs.

II - Moyens de prévention :

            Une bonne connaissance du risque d’avalanche permet de définir les moyens techniques nécessaires à la prévention :

-         Création d’ouvrages fixes : tourne, digue, ouvrages particuliers, banquettes, reboisement, etc…,

-         Pose d’installations semi-fixes : ouvrages paravalanches, barrières à vent, etc…,

-         Mise en œuvre de déclenchements préventifs par grenadage à main ou installations de type CATEX, GAZ-EX, Avalancheur, AVALHEX et utilisation de l’hélicoptère.

  Un relevé précis des coulées maximales permet également de positionner au mieux les équipements et les aménagements des stations.

III – Définitions des zones de sécurité :

            L’étude des risques d’avalanches détermine les points d’extension maximale des avalanches. Lors des déclenchements préventifs, les zones de sécurité interdites au public prennent en compte les amplitudes maximales.

         Le P.I.D.A. définit précisément ces zones et indique les moyens mis en œuvre pour  parvenir à sa neutralisation :

-         Remontées Mécaniques et pistes fermées (alpin et fond),

-         Eventuellement route, chemins, etc…, fermés,

-         Restaurants d’altitude interdits d’accès

-         Mise en place de vigies, de filets, de signalétique, des moyens et procédures d’information

Les zones de sécurité interdites au public sont tracées sur la carte pida et répertoriées sur un tableau récapitulatifs avec la liste  des pistes et remontées mécaniques concernées par la sécurisation de chaque zone.

   L’absence de tout public dans la zone interdite est un préalable aux tirs.

 

IV – Sécurité du personnel opérationnel :

 

            Le P.I.D.A. prévoit les mesures à appliquer et les précautions à prendre par les personnels chargés de la mise en œuvre du P.I.D.A. pour se prémunir du risque d’avalanche :

 

          -  Formation et information des personnels : formation artificier                                                                                          ,               connaissance du site, connaissance du pida, notamment des consignes

                de sécurité.

 

-         Cheminement précis des artificiers et des vigies : Remontées Mécaniques, chenillettes, hélicoptère boutefeu, accès à ski ou à pied et à ne pas oublier le chemin de repli prévu.

 

-         Mise en place et positionnement des personnels d’appui avec matériel de secours et de recherche adéquat,

 

-         Les personnels artificiers doivent avoir subi une visite médicale favorable.

 

-         Les personnels chargés de l’emploi et du transport de l’explosif doivent être titulaires d’une habilitation préfectorale.

 

-         Equipement des artificiers : ARVA, sondes, pelles, protections auditives, distance de sécurité des tirs, cordes, etc…

 

V – Consignes de sécurité relatives aux moyens utilisés :

 

a) Explosifs :

 

-         Gestion du ou des dépôts,

-         Transport de l’explosif,

-         Mise en œuvre de l’explosif,

-         Utilisation des détonateurs avec mèche lente,

-         Utilisation des détonateurs électriques,

-         Destruction des explosifs.

-          

           Titre III – IV et VI de la circulaire du 24 juillet 1980 relatif au P.I.D.A.

 

b )Catex   :

 

            Outre les consignes de tirs relatives à l’emploi de l’explosif il peut y avoir des consignes spécifiques à l’utilisation des CATEX :

 

            -     conduite de l’installation

-         Stockage des carburants,

-         Mise en route,

-         Amarrage et amorçage des charges,

-         Raté de tir,

-         Entretien des installations.

 

c )Gazex et Avalhex:

 

-         Distance de sécurité lors des tirs,

-         Précaution de stockage et de manipulation des gaz utilisés,respectez la législation en vigueur pour l’oxygène et l’hydrogène.

-         Consignes en cas de raté de tirs,

-         Utilisation des fréquences radio,

-         Entretien périodique des installations.

 

Il convient de se référer aux consignes données par les constructeurs et de les annexer au P.I.D.A.

d) Explosif de type binaire :

 

-         Le Maire doit avoir l’autorisation de fabriquer ce type d’explosif.

 

-         Respect les consignes de stockage de fabrication donnée par le fournisseur (gants, lunettes, température, etc…).

 

-         Attention ! ces produits une fois mélangés sont des explosifs classiques. Les consignes à appliquer sont alors les mêmes qu’au chapitre III.

 

-         Respect des consignes d’utilisation, des délais de validité et des règles de destruction (sécurité et protection de l’environnement).

 

e ) L’avalancheur :

 

            Il s’agit d’un engin utilisant de l’azote sous pression (vérification périodique des cuves obligatoire).

 Application des consignes données par le constructeur Ruggieri.

La zone de sécurité interdite au public doit prendre  en compte le positionnement de l’avalancheur et les trajectoires des flèches (en plus de la zone d’extension maximale de l’avalanche.)

 

f ) pida. hélico :

 

            Ce moyen de déclenchement  fait l’objet d’un P.I.D.A. spécifique.

 La sécurité du personnel comporte trois volets distincts : l’un relatif à l’ utilisation de l’hélico, l’autre à l’emploi de l’explosif en double amorçage et le troisième qui est la combinaison des deux lors de l’opération de largage.

La formation du personnel doit prendre en compte tous ces éléments,un exercice à « blanc » est un conseillé lors de la formation initiale des artificiers.

Il est utile également de procéder à un survol de reconnaissance avant les tirs si le pilote ne connaît pas suffisamment le site.

 

Une convention sera établie entre la commune destinataire du pida hélico et la compagnie aérienne (dûment agrée par les autorités aéronautiques compétentes).

Les zones de sécurité interdites au public  devront prendre en compte la D.Z, les couloirs aériens empruntés par l’hélico en plus de la zone avalancheuse maximale.

VI - Rôle et formation des personnels :

 

            Le pida désigne nommément tous les personnels engagés dans sa  mise en œuvre et décrit toutes les missions afférentes aux différentes fonctions et missions.

 

Il désigne également le Chef d’exploitation des Remontées Mécaniques de la station chargé de faire respecter les règles de sécurité des personnels Remontées Mécaniques et de fermeture des appareils aux clients.

 

Il désigne également les commandants de gendarmerie et de police chargée si nécessaire de faire évacuer les zones de sécurité (restaurants d’altitude, bâtiments, voiries, etc.)

 

Si le pida  s’applique aux routes il désignera les responsables des voiries concernées.

  a)   Organigramme des personnels :

 

Un tableau récapitulatif de l’ensemble du personnel sera établi  il comprend le nom, la fonction et son rôle.

Un suppléant est désigné nommément pour chaque poste.

 

b) Rôle des personnels

 

Responsable de la mise en oeuvre du pida :

 - concours à son établissement

 - prévoit et fournit les moyens nécessaires en matériel et personnel

 - décide de la mise en œuvre de tout ou partie du pida pour ce qui concerne

   le plan de tir du jour en fonction de l’évaluation avalancheuse faite en

   concertation avec les chefs de secteur.

 - veille et contrôle  son application, notamment des consignes de sécurité

 - transmet l’ information de début et de fin à tous les intervenants

 - distribue et assure le retour des explosifs

 - saisit  le registre des explosifs

 - se fait rendre compte du déroulement et des résultats des tirs

 - contrôle la traçabilité de la mise en œuvre

 - rend compte au maire de l’application du pida (en général lors des réunions de la commission municipale de sécurité).

Chefs de secteurs opérationnels

  - décide d’effectuer tout ou partie des tirs sur son secteur en fonction de

     l’estimation des risques évalués sur place en concertation avec les

     artificiers.

  - responsable de l’explosif affecté (distribution et retour)

  - vérifie l’absence de public dans les zones de sécurité

  - se fait rendre compte par les artificiers des résultats des tirs.

  - fait appliquer les consignes de sécurité du personnel.

  - rend compte au responsable du pida en fin d’opération

  - assure la traçabilité de la mise en œuvre du pida sur son secteur.

 

Artificiers

 - applique le pida.

 - applique le plan de tir décidé en concertation avec son chef de secteur.

 - applique les consignes de sécurité

 - rend compte au chef de secteur des résultats des tirs.

 

Chef d’exploitation et chefs de secteur remontées  mécaniques

 - appliquent et font appliquer le pida  notamment pour faire respecter les

   zones interdites par leurs personnels, notamment les circulations en

   motoneige.

 - contrôle la fermeture des appareils au public pendant les opérations

 - assurent la formation et l’information pida de leur personnel

c) La formation et l’habilitation .

 

         Le préposé au tir, chargé de la mise en œuvre des produits explosifs, doit être titulaire d’un permis de tir signé par le chef d’entreprise ou son représentant après avoir subi une visite médicale et être habilité à l’emploi des produits explosifs, conformément aux dispositions de l’article 3 du décret n° 78-739 du 12 juillet 1978 relatif au marquage, à la détention, au transport et à l’emploi des produits explosifs.

Il doit être en outre justifié des qualifications suivantes :

 

         1° - Formation de base : être titulaire d’un certificat de préposé au tir, option « tir en montagne pour le déclenchement d’avalanches » délivré par le Ministre de l’Education.

 

         2° - Recyclage : avoir subi depuis moins de cinq ans soit la formation de base indiquée ci-dessus, soit une session de recyclage sur la neige, les avalanches et l’emploi des explosifs dans la neige, A l’issue de cette session, les personnels non titulaires du certificat de préposé au tir option « tir en montagne pour le déclenchement des avalanches » devront en subir les épreuves. Les autres stagiaires recevront une simple attestation de recyclage

 

       3° formation continue

Un rappel des shemas opérationnels, des consignes de sécurité est effectué chaque année.

Des entraînements  arva  sont conseillés à intervalles réguliers .

VII – PROCEDURES DE MISE EN OEUVRE :

            L’application du P.I.D.A. nécessite l’élaboration et l’application d’un certain nombre de procédures à partir du moment où le responsable du P.I.D.A. a décidé sa mise en œuvre

 

-Le suivi nivo météorologique

 Une mise en œuvre efficace du pida suppose un suivi nivologique efficace       puisque le principe même du déclenchement préventif est de ne pas laisser s’accroître les dangers en procédant à des tirs réguliers dès que nécessaire.

- Instructions de tirs

 sont décrites sur le pida par secteur avec notamment :

  - les points de tirs.

  - les accès et les replis des artificiers.

  - les moyens utilisés pour les  tirs

 

- Instructions de fermeture des remontées mécaniques et des pistes.

  Pour chaque zone interdite au public sont répertoriées :

  - les postes accessibles au personnel.

  - la liste des appareils ouverts ou fermés au public.

 - la listes des pistes fermées au public et les moyens d’information et de

   neutralisation prévus.

- Diffusion de l’information de décision :

   _ Vers les Chefs de secteurs opérationnels,

   _ Vers le Chef d’exploitation Remontées Mécaniques,

   _ Vers le Responsable damage,

   _ Vers le Chef de piste,

   _ Vers les stations voisines reliées,

   _ Vers autres (D.D.E. – Gendarmerie – Restaurants d’altitude – etc) si nécessaire et éventuellement pour des raisons d’exploitation l’information est diffusée vers divers organismes (Office du Tourisme – E.S.F. – Guides) ou médias locaux.

 

Instructions de circulation sur les pistes

- Circulation des chenillettes et des motoneiges tient compte du P.I.D.A. Un exemplaire de celui-ci est joint au plan de damage avec une liste précise des pistes fermées pendant les opérations.

 Il en va de même pour les conducteurs de motoneiges dans le cadre de leur formation d’habilitation à la conduite.

Sont également établies :

   -une consigne pour l’accès sur les Remontées Mécaniques pour les personnels

   -Une consigne relative aux accès  vers les  Restaurants d’altitude qui fait l’objet d’ courrier avec A/R de la part du maire ou d’un arrêté municipal spécifique.

 

VIII – Suivi et traçabilité du P.I.D.A. :

 

            Chaque exécution du pida fait l’objet d’un compte rendu, plus il sera précis mieux se sera, cela va dans le sens d’une démarche qualité.

Un registre d’application du pida doit être tenu à jour et  à disposition du maire

Responsable de la sécurité sur sa commune.

 

IX – Pièces annexes :

 

Dossiers techniques sur les installations (CATEX – GAZ-EX – AVALHEX – AVALANCHEUR).

Arrêtés d ‘exploitations des dépôts d’explosifs

Document cartographique      

Textes sur la réglementation P.I.D.A.

Tableaux récapitulatifs de formation  des artificiers

Arrêté municipal relatif au pida

Répertoire de toutes les installations de tirs

II – MISE EN ŒUVRE

         La mise en œuvre de tout ou partie du P.I.D.A. est décidée par le Responsable chargé de son application et désigné par l’Arrêté Municipal relatif au pida

 

         L’application du P.I.D.A nécessite l’engagement de beaucoup de personnels et de plusieurs services.

 

         Cette procédure et toutes les instructions qui en découlent doivent  être extrêmement précises et respectées à la lettre. Il en va de la sécurité du public, mais aussi des personnels engagés.

 

         Une bonne connaissance du P.I.D.A. par tous les acteurs chargés de son application est primordiale, ainsi qu’une étroite collaboration indispensable entre tous les services concernés.

 

C Pistes :                             - Pisteurs

- Conducteurs de chenillettes

- Conducteurs de motoneige

 

C Remontées Mécaniques :         -Personnel d’exploitation

                                                       - Mécanicien

                                                       - Conducteur de motoneige.

         Le début et la fin des opérations doit aussi être clairement transmise et identifiée par tous les intervenants accompagnée d’une  traçabilité effective.

 

Enfin la traçabilité des tirs effectués (ou non effectués parce que non nécessaires après évaluation des risques) doit être la plus précise possible et les enregistrements conservés.

 

 

 

 

EXEMPLE

 

ARRETE MUNICIPAL

 

 

RELATIF AUX MESURES DE SECURITE A APPLIQUER PENDANT LES OPERATIONS DE DECLENCHEMENT ARTIFICIEL D’AVALANCHES DANS LA STATION DE ………………………

 

 

LE MAIRE DE ……………………………

 

VU le Code Général des Collectivités Territoriales, et notamment ses articles L 2122-2,

L 2211-1, L 2212-1 à L 2212-3,L 2213-1 à L2213-6,L 2213-9 à L 2213-5 ;

 

VU l’article 6 de l’Arrêté Interministériel du 21 septembre 1978 prévoyant la possibilité d’utiliser des explosifs pour le déclenchement d’avalanches et le règlement de sécurité adopté dans le cadre de ce texte

 

VU l’Arrêté Municipal du ……………… relatif à la sécurité sur les pistes de ski

 

VU l’avis de la Commission Municipale de Sécurité du

 

 

ARRETE

 

ARTICLE 1er :

 

Des déclenchements artificiels d’avalanches au moyen d’explosifs pourront être effectués dans les zones et sur les sites expressément désignés au Plan d’Intervention de Déclenchement d’Avalanches sous la responsabilité de M……………………chargé de l’application du Plan.

 

ARTICLE 2 :

 

Pendant toute la durée des opérations de déclenchement en principe le matin avant l’ouverture de la station – horaire à prévoir par le responsable de l’application du Plan – les remontées mécaniques desservant les secteurs concernés ne pourront être utilisées que par le personnel prévu au Plan pour sa mise en œuvre.

 

ARTICLE 3 :

 

L’accès au public sera strictement interdit dans le périmètre des zones de déclenchement et su pistes et les remontées mécaniques ci-après :

 

ARTICLE 4 :

 

Le responsable de l’application du P.I.D.A., les Chefs de secteurs opérationnels, les Chefs d’Equipes artificiers et les Vigies demeureront en contact radio du début à la fin des opérations et ne cesseront l’écoute que sur ordre du responsable de l’application du P.I.D.A.

 

ARTICLE 5 :

 

Aucun tir ne sera effectué si le Chef de secteur opérationnel n’a pas la certitude absolue de l’évacuation totale des zones interdites au public.

 

ARTICLE 6 :

 

Le responsable de l’application du P.I.D.A. veillera constamment au respect du règlement de sécurité et des consignes de tir.

 

ARTICLE 7 :

 

Dés la fin des opérations de déclenchement, l’ouverture des remontées mécaniques, des pistes et l’accès du public aux zones d’intervention ne pourront avoir lieu que sur ordre du responsable de l’application du Plan.

 

ARTICLE 8 :

 

Le présent Arrêté sera publié sur le territoire de la Commune.

 

ARTICLE 9 :